{"id":4022,"date":"2025-06-04T23:01:27","date_gmt":"2025-06-04T21:01:27","guid":{"rendered":"https:\/\/kalimates.com\/?p=4022"},"modified":"2025-11-27T23:07:50","modified_gmt":"2025-11-27T21:07:50","slug":"%d8%a5%d8%af%d8%b1%d9%8a%d8%b3-%d8%b2%d8%a7%d9%8a%d8%af%d9%8a","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/kalimates.com\/fr\/%d8%a5%d8%af%d8%b1%d9%8a%d8%b3-%d8%b2%d8%a7%d9%8a%d8%af%d9%8a\/","title":{"rendered":"Idriss Za\u00efdi : Lecture du recueil Layla al-Mallis"},"content":{"rendered":"<p>Sur la question de la po\u00e9sie<br \/>\nSi la po\u00e9sie, par nature rus\u00e9e, habitue son auteur \u00e0 pratiquer \u00e0 son tour la ruse dans la langue, alors la langue po\u00e9tique est une structure qui ne peut \u00eatre d\u00e9finie que par ce qui est d\u00e9j\u00e0 connu de la po\u00e9sie, \u00e0 savoir qu\u2019elle est au-del\u00e0 de toute d\u00e9finition. Car sa d\u00e9finition d\u00e9coule d\u2019un processus d\u2019interruption r\u00e9p\u00e9t\u00e9e, faisant du m\u00e9taphore un masque pour le jeu po\u00e9tique. Ainsi, l\u2019exp\u00e9rience po\u00e9tique n\u2019est limit\u00e9e que par ce qu\u2019elle exerce \u00e0 travers une culture interpr\u00e9tative de la r\u00e9alit\u00e9 humaine. C\u2019est une r\u00e9f\u00e9rence difficile \u00e0 cerner \u00e0 cause de la diversit\u00e9 des influences dans le dire po\u00e9tique et sa critique.<br \/>\nChaque fois que les po\u00e8tes sont interrog\u00e9s sur quand ils \u00e9crivent, comment ils \u00e9crivent, et pour qui ils \u00e9crivent, les r\u00e9ponses varient entre les situations cognitives, psychologiques, sociales et politiques.<br \/>\nEt puisque aucun consensus n\u2019a \u00e9t\u00e9 atteint \u00e0 travers l\u2019histoire parmi les savants, la question de la po\u00e9sie est rest\u00e9e une porte ouverte pour r\u00e9volter la question de sa nature, dans une tentative de d\u00e9passer la vision aristot\u00e9licienne qui distingue po\u00e9sie et prose. C\u2019est aussi un th\u00e8me que la critique arabe et les philosophes musulmans ont abord\u00e9, voyant la rh\u00e9torique et la po\u00e9sie \u00e0 travers le sens et le degr\u00e9 d\u2019impact sur le r\u00e9cepteur, comme l\u2019a d\u00e9montr\u00e9 Hazem al-Qartajani dans sa m\u00e9thodologie.<\/p>\n<p>Je voudrais ici faire allusion \u00e0 la nature de la po\u00e9sie et son rapport \u00e0 l\u2019humain, en ce sens que la po\u00e9tesse Laila al-Malis annonce une forme d\u2019\u00e9criture po\u00e9tique o\u00f9 la prose devient un moyen de lib\u00e9ration de la structure du po\u00e8me classique en vers r\u00e9guliers, ce qui est la premi\u00e8re \u00e9tape pour p\u00e9n\u00e9trer le sanctuaire des \u00e9motions et cultiver les images. Cette forme po\u00e9tique accompagne la po\u00e9tesse, que ce soit en Occident ou dans les pays arabes depuis le moment de la r\u00e9volte contre les r\u00e8gles de l\u2019\u00e9criture traditionnelle, jusqu\u2019au po\u00e8me en prose, au ha\u00efku, et \u00e0 d\u2019autres formes de discours po\u00e9tique.<\/p>\n<p>Adonis dit dans son livre Le Temps de la Po\u00e9sie :<br \/>\n\u00ab La vraie question en po\u00e9sie n\u2019est pas ce que dit la th\u00e9orie, mais ce que dit le po\u00e8me. Un grand po\u00e8me peut annuler toutes les th\u00e9ories sur l\u2019\u00e9criture po\u00e9tique, mais aucune th\u00e9orie ne peut annuler un grand po\u00e8te. \u00bb<\/p>\n<p>La po\u00e9tesse Laila al-Malis a \u00e9crit un recueil intitul\u00e9 Nostalgie de la couleur de la cendre, titre qu\u2019elle a choisi comme une introduction confessionnelle, indiquant que le champ \u00e9motionnel de la lettre est chez elle envelopp\u00e9 de la couleur de la cendre. Dans sa signification, la cendre est le r\u00e9sidu apr\u00e8s l\u2019extinction des braises. Cela appelle \u00e0 rechercher les autres significations formant les textes encercl\u00e9s par les restes du feu.<\/p>\n<p>Le recueil contient 43 textes, r\u00e9partis entre le \u00ab je \u00bb et les facteurs influant sur le degr\u00e9 d\u2019\u00e9motion. La po\u00e9tesse parle d\u2019elle-m\u00eame, tourment\u00e9e par sa transformation selon une vision qui ne se limite pas au temps, mais \u00e0 un passage d\u2019un \u00e9tat \u00e0 un autre, fa\u00e7onn\u00e9 par la profondeur de la vision entourant sa multiplicit\u00e9. La \u00ab je \u00bb culturelle m\u00eale l\u2019imaginaire dans un po\u00e8me o\u00f9 se tissent les grains de cendre, soit dans leur calme, soit dans leur effervescence, quand le vent des souvenirs souffle, faisant de la nostalgie un rendez-vous pour \u00e9tendre l\u2019incertitude dans l\u2019anticipation de l\u2019avenir et l\u2019exploration du destin du voyage de la cendre.<\/p>\n<p>Avec ce recueil, la po\u00e9tesse a forg\u00e9 une lettre pr\u00e9cieuse, caract\u00e9ris\u00e9e par l\u2019immersion dans le vocabulaire de la nostalgie, d\u00e9butant par une \u00e9treinte avec le p\u00e8re dans le premier texte (Mon p\u00e8re) et se concluant par le texte (La derni\u00e8re s\u00e9ance). C\u2019est un voyage marqu\u00e9 par la po\u00e9sie de la douleur, comme le sugg\u00e8rent presque tous les titres, comme si la po\u00e9sie ne peut exister autrement que par la plong\u00e9e dans un jeu dramatique dont l\u2019essence est l\u2019exp\u00e9rience de l\u2019\u00e9criture entre deux lieux \u00e9loign\u00e9s et deux temps rev\u00eatus de contraintes ontologiques particuli\u00e8res. L\u2019exp\u00e9rience de l\u2019\u00e9migration y joue un r\u00f4le, faisant de Laila al-Malis une cr\u00e9atrice po\u00e9tique \u00e0 la fois dans l\u2019\u00e9criture narrative et po\u00e9tique. Comme si la nostalgie n\u2019\u00e9tait qu\u2019un moment po\u00e9tique s\u00e9parant l\u2019\u00e9veil des blessures et la surveillance du destin.<\/p>\n<p>De cette perspective, nous avons choisi d\u2019\u00e9changer autour des mots du recueil \u00e0 travers la question de la po\u00e9ticit\u00e9 du po\u00e8me chez Laila al-Malis, po\u00e9ticit\u00e9 qui ne repose pas sur la normativit\u00e9 de la langue, mais sur ce que la po\u00e9tesse \u00e9change avec le langage de la communication entre le \u00ab moi \u00bb comme espace mat\u00e9riel et le \u00ab moi \u00bb comme espace imaginaire de la r\u00e9v\u00e9lation culturelle. Cela exige de faire du titre un lieu de convergence entre le temps (la nostalgie) et la couleur (la cendre) comme une vision, et entre eux s\u2019entrelacent les espaces dans l\u2019activit\u00e9 que r\u00e9alise la po\u00e9tesse pour \u00e9tablir son exp\u00e9rience dans une inqui\u00e9tude po\u00e9tique pleine de nostalgie culturelle, chaque fois qu\u2019il lui est difficile de rassembler les fragments de la vision grise.<\/p>\n<p>Sur cette base, nous abordons le recueil \u00e0 travers trois axes qui portent la signification po\u00e9tique mettant en valeur l\u2019exp\u00e9rience de Laila al-Malis : la signification du titre entre la po\u00e9ticit\u00e9 de la couleur et du son, des danses sur la corde de la cendre, puis l\u2019image po\u00e9tique.<\/p>\n<p>1. La signification du titre entre la po\u00e9ticit\u00e9 de la couleur et du son<br \/>\n1. Structure du titre<br \/>\nIl est compos\u00e9 de quatre \u00e9l\u00e9ments : nostalgie \/ pr\u00e9position \u00ab b\u0101\u2019 \u00bb (en) \/ couleur \/ la cendre. C\u2019est une phrase nominale indiquant un \u00e9tat g\u00e9n\u00e9ral de description.<br \/>\nDans \u00ab nostalgie \u00bb, il y a deux choses : la premi\u00e8re est le sujet et ce qui suit est reli\u00e9 \u00e0 un pr\u00e9dicat supprim\u00e9, estim\u00e9 \u00eatre un fait ou un \u00e9tat teint\u00e9 ou form\u00e9 par ce qui signifie la formation ou la teinture (comme \u00ab se forme \u00bb ou \u00ab est teint\u00e9 \u00bb). La seconde est un pr\u00e9dicat pour un sujet suppos\u00e9 (ceci : ceci est nostalgie). La pr\u00e9position \u00ab b\u0101\u2019 \u00bb indique un moyen, comme dans \u00ab j\u2019ai \u00e9crit au stylo \u00bb, signifiant \u00ab aid\u00e9 par le stylo \u00bb. Le groupe pr\u00e9positionnel se rapporte au pr\u00e9dicat supprim\u00e9. Ensemble, ces \u00e9l\u00e9ments indiquent que la nostalgie sera li\u00e9e \u00e0 la couleur de la cendre, laquelle est d\u00e9finie pour lui donner continuit\u00e9 et immersion dans le temps, faisant de la nostalgie un son non sp\u00e9cifique, \u00e9tant donn\u00e9 qu\u2019elle est au singulier ind\u00e9fini et sugg\u00e8re ainsi une g\u00e9n\u00e9ralit\u00e9, \u00e0 travers la signification lexicale de \u00ab nostalgie \u00bb comme pleurer ou g\u00e9mir, semblable au cri de la chamelle pour son petit.<\/p>\n<p>2. La cendre, voile de la nostalgie<br \/>\nLa cendre, en tant que couleur qui voile la vision, exprime un \u00e9tat interm\u00e9diaire (ni clair ni sombre). C\u2019est une porte pour une \u00e9tude en s\u00e9miologie des couleurs, o\u00f9 sa pr\u00e9sence parmi d\u2019autres couleurs comme le blanc, le rouge, le vert, etc., n\u2019enl\u00e8ve rien \u00e0 sa valeur totale, qui traverse l\u2019ensemble des po\u00e8mes du recueil. Cela refl\u00e8te la conscience de la po\u00e9tesse sur le pi\u00e8ge de la lumi\u00e8re qui donne aux couleurs leur nature, ainsi que le montrent les po\u00e8mes exprimant la souffrance, la fragmentation de l\u2019\u00e2me int\u00e9rieure et son combat avec le monde ext\u00e9rieur \u00e0 soi.<br \/>\nIbrahim Naji dit :<\/p>\n<p>Veillant aux deux yeux reli\u00e9s par l\u2019insomnie, qu\u2019est-ce qui coule comme flammes dans la cendre ?<\/p>\n<p>C\u2019est l\u2019expression d\u2019une conscience douloureuse, ancr\u00e9e dans un attachement \u00e0 un type de vie qui emprisonne le r\u00eave et le colore de la couleur de la cendre. Dans la structure du recueil de Laila al-Malis, la cendre remplit tous les trous et vides de tout ce que la cendre \u00e9voque : d\u00e9sespoir et tristesse, bien que la conscience culturelle, politique et sociale ne disparaisse pas, ce qui enrichit l\u2019acte po\u00e9tique de ses variations et illusions qui poursuivent la fermeture du foss\u00e9 entre les valeurs du monde r\u00e9el et le monde du langage po\u00e9tique.<\/p>\n<p>3. Nostalgie<br \/>\nPuisque la nostalgie est li\u00e9e aux moments heureux, elle a \u00e9veill\u00e9 chez la po\u00e9tesse la douleur du souvenir \u00e0 travers le m\u00e9canisme de la m\u00e9moire, qui envahit l\u2019espace du discours, comme si elle ne posait aucune limite entre les instants de clart\u00e9 et d\u2019obscurit\u00e9. Dans ce combat, la langue po\u00e9tique se r\u00e9volte dans sa profondeur structurelle et s\u00e9mantique. Entre ces deux p\u00f4les, la nostalgie \u00e0 la couleur de la cendre tisse la voix du po\u00e8me dans sa structure compositionnelle et ses images m\u00e9taphoriques, symboliques et all\u00e9goriques, qui s\u2019\u00e9loignent de la signification simple pour offrir au r\u00e9cepteur une porte d\u2019interpr\u00e9tation \u00e0 travers des significations larges et vari\u00e9es.<\/p>\n<p>La couleur n\u2019est pas simplement une touche d\u00e9corative, mais exprime une signification et une valeur. Dans le recueil, elle est un symbole li\u00e9 \u00e0 plusieurs domaines : culturel, psychologique et politique. Elle est un voyage \u00e0 travers la m\u00e9moire, o\u00f9 la cendre devient couleur et \u00e9motion, signifiant la fin d\u2019un feu et le d\u00e9but d\u2019une lumi\u00e8re diff\u00e9rente.<\/p>\n<p>2. Des danses sur la corde de la cendre<br \/>\nCe titre sugg\u00e8re une tension constante entre la vie et la mort, l\u2019espoir et le d\u00e9sespoir, la pr\u00e9sence et l\u2019absence. La corde \u00e9voque un fil fragile, un \u00e9quilibre pr\u00e9caire sur lequel danse la po\u00e9tesse, oscillant entre la perte et la qu\u00eate de soi. La cendre, en tant que r\u00e9sidu du feu, incarne cette trace laiss\u00e9e par le pass\u00e9, le souvenir douloureux qui continue \u00e0 br\u00fbler doucement sous la surface.<\/p>\n<p>Dans les po\u00e8mes, la po\u00e9tesse \u00e9volue comme une funambule qui avance sur cette corde fine, consciente de son instabilit\u00e9, cherchant \u00e0 ne pas tomber dans l\u2019oubli ou le d\u00e9sespoir total. Cette m\u00e9taphore traduit le combat int\u00e9rieur entre le poids des souvenirs et la n\u00e9cessit\u00e9 de continuer \u00e0 avancer. L\u2019\u00e9criture devient alors un acte de survie, un moyen d\u2019exprimer cette danse fragile et lumineuse \u00e0 la fois.<\/p>\n<p>La \u00ab danse \u00bb repr\u00e9sente aussi la libert\u00e9 dans la contrainte, un mouvement po\u00e9tique qui refuse l\u2019immobilit\u00e9 de la douleur et de la nostalgie, cherchant \u00e0 trouver des rythmes nouveaux, des rythmes personnels qui refl\u00e8tent le chaos et la beaut\u00e9 de l\u2019exp\u00e9rience v\u00e9cue.<\/p>\n<p>Le texte souligne que cette danse est rythm\u00e9e par les fluctuations de la m\u00e9moire, la fragilit\u00e9 des \u00e9motions et la complexit\u00e9 des rapports humains. C\u2019est une oscillation perp\u00e9tuelle entre l\u2019intime et l\u2019universel, entre le langage personnel et les symboles culturels.<\/p>\n<p>3. L\u2019image po\u00e9tique<br \/>\nL\u2019image po\u00e9tique dans ce recueil ne se contente pas de d\u00e9crire ou de repr\u00e9senter, elle cr\u00e9e un espace de sens o\u00f9 l\u2019\u00e9motion se transforme en vision. Les images sont souvent fragment\u00e9es, \u00e9clat\u00e9es, refl\u00e9tant la dispersion int\u00e9rieure de la po\u00e9tesse. Elles ne sont pas statiques, mais dynamiques, toujours en mouvement, comme des \u00e9clats de cendre transport\u00e9s par le vent.<\/p>\n<p>Ces images combinent souvent des \u00e9l\u00e9ments contrast\u00e9s : lumi\u00e8re et obscurit\u00e9, chaleur et froid, pr\u00e9sence et absence. Ce jeu de contrastes donne une profondeur particuli\u00e8re au texte et invite le lecteur \u00e0 une lecture active, qui ne se limite pas \u00e0 la compr\u00e9hension imm\u00e9diate mais ouvre vers des interpr\u00e9tations multiples.<\/p>\n<p>Par exemple, la cendre, en tant qu\u2019image centrale, symbolise \u00e0 la fois la fin et le recommencement, la destruction et la renaissance. Elle est \u00e0 la fois le souvenir d\u2019un feu pass\u00e9 et la mati\u00e8re qui, dans ses reflets gris, sugg\u00e8re des possibles futurs.<\/p>\n<p>Les m\u00e9taphores dans le recueil sont utilis\u00e9es non pas pour orner le texte mais pour r\u00e9v\u00e9ler la complexit\u00e9 du v\u00e9cu et la difficult\u00e9 d\u2019exprimer certaines \u00e9motions autrement qu\u2019\u00e0 travers le langage symbolique.<\/p>\n<p>La po\u00e9tesse utilise aussi souvent l\u2019image du feu, des braises, de la lumi\u00e8re vacillante, qui viennent compl\u00e9ter la symbolique de la cendre et intensifier le climat \u00e9motionnel du po\u00e8me.<\/p>\n<p>Conclusion<br \/>\n\u00c0 travers Nostalgie de la couleur de la cendre, Laila al-Malis construit un univers po\u00e9tique singulier, o\u00f9 le langage est \u00e0 la fois un refuge et un champ de bataille. Sa po\u00e9sie se d\u00e9ploie dans une langue o\u00f9 la nostalgie ne se r\u00e9duit pas \u00e0 un simple regret, mais devient une exp\u00e9rience esth\u00e9tique et existentielle, un dialogue entre le pass\u00e9 et le pr\u00e9sent, entre la m\u00e9moire et la cr\u00e9ation.<\/p>\n<p>Le titre m\u00eame du recueil est une invitation \u00e0 plonger dans ce monde de nuances, o\u00f9 la couleur grise de la cendre \u00e9voque la fragilit\u00e9 de l\u2019existence et la richesse des \u00e9motions humaines. Cette po\u00e9tique de la couleur, du son et de l\u2019image r\u00e9v\u00e8le une \u00e9criture engag\u00e9e dans un processus de transformation, capable de transcender la douleur et d\u2019ouvrir des espaces nouveaux pour la parole po\u00e9tique.<\/p>\n<p>Le travail de Laila al-Malis s\u2019inscrit ainsi dans une continuit\u00e9 avec les grandes figures de la po\u00e9sie moderne, tout en affirmant une voix personnelle et authentique, port\u00e9e par une recherche constante d\u2019\u00e9quilibre entre la forme et le sens, entre le \u00ab moi \u00bb et le monde.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sur la question de la po\u00e9sie Si la po\u00e9sie, par nature rus\u00e9e, habitue son auteur \u00e0 pratiquer \u00e0 son tour la ruse dans la langue, alors la langue po\u00e9tique est&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":23708,"featured_media":3139,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[2],"tags":[],"class_list":["post-4022","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-actualites"],"translation":{"provider":"WPGlobus","version":"3.0.0","language":"fr","enabled_languages":["ar","fr"],"languages":{"ar":{"title":true,"content":true,"excerpt":false},"fr":{"title":true,"content":true,"excerpt":false}}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/kalimates.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4022","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/kalimates.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/kalimates.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/kalimates.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/23708"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/kalimates.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4022"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/kalimates.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4022\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/kalimates.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3139"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/kalimates.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4022"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/kalimates.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4022"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/kalimates.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4022"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}